Le mors repose sur trois zones anatomiques principales de la bouche du cheval, chacune présentant une sensibilité spécifique :
- Les barres mandibulaires : espaces osseux recouverts d'une fine muqueuse, entre les incisives et les molaires, où le mors repose directement.
- La langue : organe musculaire très innervé, qui supporte une grande partie de la pression exercée par le canon du mors.
- Les commissures des lèvres : points de contact latéraux, particulièrement exposés aux frottements et aux pincements.
Lorsque le cavalier agit sur les rênes, la tension se transmet via les anneaux ou les branches du mors, créant une pression sur ces zones. Des études cliniques sur 424 chevaux islandais en compétition ont montré que les lésions se localisent le plus souvent aux commissures des lèvres lors d'un premier examen, tandis que les lésions sur les barres progressent significativement au fil des épreuves (de 8 % à 31 % entre les préliminaires et les finales).
La qualité de la communication dépend donc autant de la conception du mors que de la finesse de la main du cavalier. Des recherches récentes indiquent que des signaux de tension efficaces peuvent être inférieurs à 10 N par rêne (soit moins d'un kilogramme-force), soulignant l'importance d'une main légère et éduquée.







