La biotine intervient comme coenzyme dans plusieurs réactions métaboliques essentielles, notamment la synthèse des acides gras, la gluconéogenèse et le métabolisme des acides aminés. Chez le cheval, son rôle le plus documenté concerne les tissus kératinisés : la corne du sabot, mais aussi la peau et le poil.
La corne du sabot est principalement composée de kératine, une protéine fibreuse dont la synthèse dépend d'un apport adéquat en acides aminés soufrés (méthionine, cystéine) et en cofacteurs comme la biotine. Comme le rappelle le Merck Veterinary Manual, les acides aminés soufrés et la biotine sont indissociables pour maintenir l'intégrité structurelle du sabot.
Une particularité importante : le cheval produit lui-même de la biotine grâce à la fermentation microbienne dans son gros intestin. Cette production endogène rend difficile la définition d'un besoin alimentaire strict, et explique pourquoi les doses de supplémentation efficaces sont nettement supérieures aux apports « de fond » d'une ration équilibrée classique.







