Le cheval Castillonnais tire son nom du village de Castillon-en-Couserans, chef-lieu du canton du Castillonnais dans l'Ariège. Il est également connu sous les appellations historiques de cheval du Biros, Saint-Gironnais ou encore cheval ariégeois de Castillon. Sa présence dans la région est attestée de longue date : les grottes ariégeoises recèlent des représentations peintes et sculptées de chevaux qui pourraient témoigner d'une souche locale très ancienne.
Au début du XXe siècle, le naturaliste Gabriel Lamarque décrit et étudie cette population locale dès 1908, soulignant ses caractéristiques morphologiques propres. Cependant, à la fin du XIXe siècle, des croisements avec le cheval Breton avaient déjà été pratiqués dans le but d'accroître la taille et la puissance des animaux, modifiant partiellement le type originel.
La mécanisation de l'agriculture et la disparition des usages traditionnels (remonte militaire, traction, travaux agricoles) entraînèrent un déclin dramatique de la race tout au long du XXe siècle. À la fin des années 1990, la population ne comptait plus que quelques dizaines d'individus, plaçant le Castillonnais au bord de l'extinction.







