La morphologie équine repose sur l'appréciation conjointe de quatre dimensions fondamentales : la forme, les proportions, les aplombs et la qualité des tissus. L'IFCE (Institut Français du Cheval et de l'Équitation) insiste sur le fait que l'examen morphologique ne peut se limiter à l'observation statique : il doit impérativement être complété par une observation en mouvement — en main, à la longe, en liberté ou monté selon la destination de l'animal.
On distingue deux composantes structurelles complémentaires :
- L'ossature : elle constitue la « charpente » du cheval, déterminant les angles articulaires, les leviers osseux et la solidité globale. Elle est relativement fixe une fois la croissance terminée.
- La musculature : elle représente l'« enrobage » de cette charpente, variable selon l'âge, le sexe et le niveau d'entraînement. Un cheval bien musclé peut masquer certains défauts de conformation à l'œil non averti.
L'examen morphologique s'effectue région par région : tête et encolure, garrot, épaule, thorax, dos-rein, croupe, membres et pieds. Chaque région est évaluée en lien avec l'aptitude recherchée (sport de saut, dressage, endurance, traction, etc.).







