Le terme Mustang est communément rattaché à l'espagnol, évoquant l'idée d'un cheval errant ou sans maître — une étymologie qui reflète parfaitement son histoire. Tout commence au XVIe siècle, lorsque les explorateurs et conquistadors espagnols débarquent en Amérique du Nord avec leurs chevaux ibériques, principalement des Andalous et des Barbes. Au fil des décennies, certains de ces animaux s'échappent, sont abandonnés ou relâchés, et commencent à former des troupeaux sauvages dans les grandes plaines, les déserts et les montagnes de l'Ouest.
Pendant plusieurs siècles, ces populations se développent librement, s'adaptant aux conditions arides et aux vastes espaces. Les peuples amérindiens jouent également un rôle important dans leur diffusion, capturant et échangeant ces chevaux à travers tout le continent. Au XIXe siècle, on estime que plusieurs millions de Mustangs parcouraient l'Amérique du Nord. Mais la colonisation progressive, l'agriculture intensive et la chasse commerciale réduisent drastiquement leurs effectifs au cours du XXe siècle.
Face à cette menace, le Congrès américain adopte le Wild Free-Roaming Horses and Burros Act (loi publique 92-195), introduit au Sénat le 25 juin 1971 et signé par le président Richard Nixon le 15 décembre 1971. Cette loi historique interdit le harcèlement et la mise à mort des chevaux et ânes sauvages sur les terres fédérales, et confie leur gestion aux agences fédérales compétentes, dont le Bureau of Land Management (BLM). Depuis 1971, le BLM a placé plus de 300 000 chevaux et ânes dans des foyers via ses programmes d'adoption et de vente.







